Saison 2019-2020 : Sous le signe du Covid.
L’Aviron Bayonnais connait un été calme avec une stabilité enfin retrouvée depuis ce titre de champion de France et la remontée en Top 14. Yannick Bru, toujours manager, effectue un recrutement intelligent afin de conserver la place du club dans l’élite. Jean Monribot revient après une escale toulonnaise. Census Johnston, Maxime Lamothe et Viliamu Afatia renforcent la première ligne. Mariano Galarza vient épauler le brillant Guillaume Ducat en seconde ligne. Matt Luamanu et André Gorin amènent leur puissance en troisième ligne. Le néo zélandais Michael Ruru arrive pour concurrencer Guillaume Rouet au poste de numéro 9. Derrière, Brandon Fajardo, Alofa Alofa, Malietoa Hingano et l’expérimenté Djibril Camara sont en renfort.
Dans le Challenge européen, l’Aviron Bayonnais fait partie de la poule 2, opposé au RC Toulon, aux Gallois des Scarlets et aux Anglais des London Irish. Avec une victoire contre les London Irish (27-10) et 5 défaites, l’Aviron bayonnais termine 4ème de sa poule, la compétition n’ayant servi qu’à des roulements, une habitude.
En championnat, l’Aviron démarre en trombe avec un succès au Racing (17-24), hélas tempéré par une défaite contre Clermont à Jean Dauger au match suivant. Après une courte défaite au Stade Français, l’Aviron enchaine sur quatre victoires consécutives contre Castres, La Rochelle, Agen et Montpellier. L’Aviron Bayonnais occupe une brillante troisième place au soir de la huitième journée. Hélas, le ciel va s’assombrir avec un échec à domicile contre Pau et un nul concédé contre Brive de nouveau à Jean Dauger. Quatre nouvelles défaites, dont une cruelle à la maison face au SU Agen, font redescendre Bayonne à la onzième place. Alors que la pandémie de Coronavirus frappant la planète est dans tous les esprits, l’Aviron se reprend et s’impose contre le Stade Français (28-17) et Toulouse (20-10) à Jean Dauger. La saison est finalement marquée par une suspension du championnat à partir du 13 mars après le début de la propagation de la pandémie de Covid-19 dans le pays. La LNR propose l’arrêt définitif du championnat. Par conséquent, le titre national n’est pas attribué et aucune promotion, ni relégation n’est promulguée, à l’issue de cette saison.
saison 2020-2021 : la saison du cauchemar.
La saison 2020-2021 restera sans doute l’une des plus cruelles de l’histoire de l’Aviron Bayonnais, se terminant par un traquenard sur la pelouse d’Aguiléra un samedi 12 Juin 2021, qui restera longtemps dans les mémoires des deux voisins bayonnais et biarrots pour des raisons bien différentes.
Bayonne démarre la saison en Top 14 en pleine crise du Covid qui fera encore parler de lui.
Rayons départs, on note celui notable de notre pilier emblématique Aretz Iguiniz présent depuis 2005 avec ses 359 matchs en ciel & blanc. Également celui du troisième ligne namibien Pieter-Jan van Lill, au club depuis 2015, d’Antoine Battut le fier guerrier ou de Julien Tisseron le véloce ailier parti vers Montpellier.
Rayons arrivés, on accueille le robuste pilier Anglais Sam Nixon en provenance de Bath, on assiste à l’arrivée de l’ancien troisième ligne biarrot, Asier Usarraga, celle de l’arrière et buteur Gaëtan Germain ou la découverte de Joe Ravouvou, ailier néo-zélandais habitué du rugby à VII.
Les tournants furent nombreux le long de cette interminable saison durant lesquelles le destin de l’Aviron et son maintien dans l’élite tenaient à un fil. Le 19 Décembre, Bayonne dispute et perd contre Leicester à domicile (20-28) un match européen sans enjeu. Sauf que l’on apprend avec stupéfaction la contamination par le Covid de plusieurs joueurs anglais et par voie de conséquence celle de nombreux bayonnais. Neuvième du classement, l’Aviron devra prendre son mal en patience avant de rejouer en championnat.
Un mois et demi après le dernier match de Top 14, se présente à Jean Dauger la Section Paloise. Un Bayonne crispé, en manque de confiance et de repères s’incline de peu (22-23) face aux béarnais. Si la dernière place est promise à Agen qui accumule les défaites, il convient d’éviter la treizième, synonyme de barrage piégeux contre le finaliste perdant de Pro D2. L’Aviron se lance dans une course effrénée contre Brive et surtout Pau pour ne pas avoir à disputer ce match couperet. On passe par tous les sentiments et toutes les émotions durant la phase retour.
Victoires inespérées à Toulon (14-16) ou à Toulouse (28-32), victoires à Jean Dauger contre le solide Racing (23-13) et bonifiée contre Agen (48-20) Défaites à domicile contre Lyon, Castres ou l’UBB sans parler de celle concédée à Pau (43-33) qui fut un authentique scandale arbitral. Lors de l’ultime journée, Bayonne a besoin d’un match nul à domicile contre le Stade Français pour se maintenir mais les parisiens s’imposent (9-12) pour venir y chercher leur qualification. De son côté, Pau arrache le bonus offensif contre Montpellier sur la dernière action du match, et obtient la douzième place, synonyme de maintien. Bayonne termine sur un bilan de 46 pts à égalité avec Pau mais est devancé à la différence particulière.
Dix victoires suffisent habituellement pour se maintenir mais pas cette saison. L’affiche que tout le peuple basque attend ou craint se dessine. Le BO, troisième de son championnat de Pro D2 gagne le match de barrage face à Grenoble. En demi-finale, les biarrots crucifient Vannes en Bretagne sur un essai marqué après la sirène (33-34). En finale le BO s’écroule (33-14) contre l’USAP.
Le Barrage d’accession en Top 14 offre un nouveau derby entre le BO et l’Aviron à Aguiléra. Le président biarrot Aldigé s’occupe de faire sauter la jauge de spectateurs limitée par les instances, le traquenard est en place, tout comme le scénario cauchemardesque.
Au bout d’une suspense insoutenable, les deux équipes ne peuvent se départager se quittant sur un score de parité (6-6) après les prolongations. Arrive une séance que généralement seul le football nous offre, celle des tirs aux buts. Tout est en place pour le couperet fatal et insupportable. C’est Bayonne qui craque laissant les biarrots exulter pour fêter leur retour en Top 14 et déguster l’humiliation subie par le rival de toujours.
L’Aviron Bayonnais replonge en Pro D2 en s’inclinant de la pire des manières.
saison 2021-2022 : la saison du rACHAT.
L’Aviron Bayonnais veut absolument effacer la saison précédente au dénouement si cruel. Pour cela un solide budget est accordé afin de garder les principaux cadres de l’effectif. Le manager général Yannick Bru continue l’aventure aux côtés de Joël Rey, entraîneur des avants, Ludovic Loustau, préparateur physique en chef et Éric Artiguste, consultant. Néanmoins, 18 départs sont actés dont ceux notables d’Aymeric Luc vers Toulon, Guillaume Ducat à Pau ou Sam Nixon de retour en Angleterre.
Neuf joueurs débarquent à l’Aviron, Denis Marchois et Uzair Cassiem du côté des avants. Yann David et un feu follet fidjien, Sireli Maqala au centre, notamment.
Tous les spécialistes s’accordent à faire de l’Aviron Bayonnais le grand favori pour le titre et la remontée en Top 14 avec son effectif XXL. Si le résultat final sera bien celui-là, le cours de la saison fut bien compliqué et semé de nombreuses embûches.
La saison débute pourtant bien avec un succès à domicile contre Agen (37-16), bonus offensif à la clé. S’ensuit une série de 7 victoires, un nul à domicile contre Nevers et une seule défaite rocambolesque à Colomiers (27-26). Malgré cette première partie de championnat satisfaisante, l’Aviron Bayonnais campe à la seconde place devancé par une surprenante équipe du Stade Montois, leader incontesté qui atomise tous ses rivaux avec l’art et la manière. Le 5 Novembre, le premier grand choc au sommet à Jean Dauger oppose Bayonne au Stade Montois. Les abeilles montoises métamorphosées en frelons dévastent l’ogre Bayonnais perdu et impuissant (14-33). Pire, le déplacement suivant chez l’autre rival au classement, Oyonnax, se solde par un nouvel échec (30-21), reléguant l’Aviron à la quatrième place. Heureusement, Bayonne se reprend et remporte les quatre matchs avant la trêve sans toutefois rassurer ses supporters. Le bilan à mi-championnat est loin des attentes, avec seulement une troisième place et un jeu qui peine à se développer.
La seconde partie de la saison n’est guère plus flamboyante. Sur les 15 journées de la phase retour, on compte cinq défaites dont une à domicile contre Grenoble (35-37), et la revanche attendue à Mont de Marsan qui n’a pas lieu (15-13). Pendant que le Stade Montois caracole en tête du classement, Bayonne et Oyonnax se livrent une lutte acharnée afin de connaitre le second qualifié direct pour la demi-finale. L’Aviron Bayonnais s’impose à dix reprises dont un succès bonifié d’importance contre Oyonnax (52-21) et une superbe victoire à Nevers (13-41). Bayonne arrache la seconde place lors de la 26e journée et la gardera jusqu’au bout et une ultime victoire à Jean Dauger contre Rouen (53-13).
Les phases finales de Pro D2 réussissent plutôt bien aux bayonnais. Jean Dauger plein comme un oeuf assiste à la demi-finale attendue entre Bayonne et Oyonnax. L’Aviron Bayonnais s’impose aux forceps (32-30) après avoir été mené 20-12 à une demi-heure de la fin. Deux essais de Sireli Maqala et Gaétan Germain en seconde période font pencher la balance définitivement côté Bayonnais. Notons également l’efficacité de l’arrière bayonnais auteur de 22 pts, soit 6 pénalités et 2 transformations.
Maintenant place à la grande finale contre Mont-de-Marsan, leader incontesté avec 106 pts, vainqueur de Nevers en demi-finale (26-15) et surtout gagnant des deux duels contre Bayonne, ce qui en fait le favori de la finale qui se déroule à Montpellier le dimanche 5 juin 2022.
Soutenue par des milliers de supporters, l’équipe de Yannick Bru, au départ acté, a survolé la finale autour d’un jeu efficace, ordonné et d’une bonne occupation du terrain. Bayonne a d’entrée de jeu dicté sa force pour mener de quatorze points (17-3) peu avant la demi-heure (28e) grâce à deux essais. Dès la 9e minute,Afa Amosa avait concrétisé une penaltouche. Puis à la 28e minute, l’ailier Rémy Baget a exploité une erreur de défense pour creuser l’écart (17-3). Solide sur les bases, costaud en défense, Bayonne n’a jamais douté même s’il a été surpris par un essai sur le petit côté parachevé par l’arrière sud-africain Willie Du Plessis, Les Bayonnais ont creusé un écart insurmontable en ajoutant deux nouveaux essais par le talonneur Maxime Delonca (54e) et le centre Sireli Maqala (64e).
Au bout d’un dernier quart d’heure euphorique avec deux essais supplémentaires, Bayonne peut savourer son retour en Top 14 et son nouveau titre de champion de France de Pro D2 sur le score sans appel de 49 à 20.
saison 2022-2023 : la saison du retour.
L’Aviron Bayonnais n’a pas attendu longtemps avant de remonter en Top 14. En effet, une saison après la cruelle descente, Bayonne est de retour dans l’élite après s’être adjugé le titre de champion de Pro D2 2022. Ça bouge dans le staff de l’Aviron. Le manager Yannick Bru a décidé de quitter le club. La direction fait confiance à Grégory Patat pour mener les pensionnaires de Jean-Dauger au maintien, ambition officiellement affichée. Le Gersois reste sur une bonne expérience à La Rochelle où il était en charge des avants. Un pari que certains disent risqué, l’avenir leur donnera bien tort. Grégory Patat est entouré de Joël Rey, entraîneur des avants et de
Gerard Fraser, entraîneur des arrières.
Côté terrain, l’Aviron Bayonnais a enregistré les arrivées de joueurs d’expérience tels que Maxime Machenaud ou encore Camille Lopez venu de Clermont. Bayonne se renforce principalement devant pour densifier le pack. Ainsi, on note les arrivées des piliers Pieter Schotz, Quentin Béthune et Pascal Cotet , du talonneur argentin Facundo Bosch, des secondes lignes Thomas Ceyte & Manuel Leindekar et du troisième ligne Pierre Huguet. Beaucoup de transfuges de Pro D2. Derrière, c’est moins fourni pour les arrivées, on note celles du centre Rico Bulirurua de l’ailier Bastien Pourailly et surtout du phénomène fidjien Kaminieli Rasaku qui fera surtout le bonheur du Stade Montois suite à un prêt surprenant. Niveau départs, on notera ceux notables de Joe Ravouvou et Filimo Taofifenua partis pour Oyonnax.
La saison débute sur un déplacement compliqué à Toulon perdu (40-25) après une belle résistance des bayonnais. Ensuite, débute l’invincibilité de l’Aviron à Jean Dauger. Première victime, le Racing qui s’incline (31-25). Après un échec au Stade Français (26-16) cruel et injuste, l’Aviron s’impose à domicile contre Bègles-Bordeaux (20-15). Le déplacement à Brive laisse d’immenses regrets, avec une défaite (25-22). Cela n’empêche pas Bayonne d’humilier le futur champion d’Europe rochelais (29-13) lors du match suivant. Après la défaite à Castres, Bayonne aligne 3 succès consécutifs contre Perpignan et Toulouse à Jean Dauger mais surtout une victoire historique à Clermont (20-25), la première de sa longue histoire chez les jaunards.
L’Aviron termine la phase aller par un échec à Montpellier, un nouveau succès à la maison contre Lyon et un match nul mérité à Pau (22-22). Le classement affiche l’Aviron Bayonnais à la 6e place, désormais le promu se fait respecter, il étonne et épate par sa maitrise de l’événement. La bande à Grégory Patat réalise une saison exceptionnelle avec son chef d’orchestre Camille Lopez d’une classe éblouissante et terminera 8ème, avec une qualification historique pour la grande Coupe d’Europe, la Champion’s Cup.







